lundi 23 juin 2008

Une petite dernière avant d'aller se coucher...

Voilà, la fameuse chanson "Fake plastic trees", un concentré d'émotion pure dont Radiohead a le secret! Ensuite, j'arrête un peu de vous embêter avec ce groupe, mais quand on aime quelque chose, on a envie de le faire partager c'est normal, et je serai heureux si certains découvraient cette chanson grâce à moi et l'appréciait...

video

Sans prétention...


Pfiouuu, ça faisait longtemps que je n'avais pas mis à jour mon blog! Heureusement que personne ne le suit, sinon j'aurai été ennuyé... J'écris plus trop en fait, pas envie, fainéant, eh oui c'est triste. Mais bon du coup, vu que c'est souvent juste après m'être couché que des idées de poèmes (entre autres... ^^ ) me viennent à l'esprit, j'ai souvent la flemme de me relever, chercher un crayon, une gomme, un dico des synonymes et tout le tralala, et au final mes belles idées sont réduites à vagabonder dans ma tête en attendant de se perdre. Donc cette fois-ci, pour toi public, j'ai décidé de me relever et de sortir tout le matériel susnommé afin de pondre un petit truc qui me traversais l'esprit. Alors au niveau qualité d'écriture, ça casse pas des briques, je vous l'accorde; néanmoins, ça a le mérite d'être plus "pris sur le vif", sincère, humble... Donc voilà, si il me vient quelque chose qui mérite d'être vraiment travaillé, peaufiné toussa toussa, je le publierai, promis (et là tout le monde: "ouaiiiiiiiis !!!").


Ps: comme d'hab, pas de titre pour ce poème, j'crois que je suis pas très doué pour en trouver, sans compter que ce genre d'entreprise me fait résolument chier. Voilààà ^^



Sois belle, et puis mutine

Retiens mon souffle et caresse mes sens

Sois chienne, ou bien féline

Exalte ma chair et sens ma présence


Dominatrice, ou colombine

Vogue de surprises en fantaisies

Danse, ris, ma ballerine

Et exorcise ma mélancolie


Sois ma drogue, ma morphine

Toute la vie dans un écrin

Sois mon fix, ma mescaline

Le joyau de nuits sans fins


Tu es mon oeuvre, je te dessine

Toi l'insaisissable, l'illusoire;

Je te rêve, sans cesse, je t'imagine

Car tu nourris tout mes espoirs.

Concert de Radiohead *10 juin 2008*






Et voilà, en retard pour le compte rendu mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais... Et puis en plus j'avais la flemme de rendre compte avant, alors, hein, non mais des fois... Donc le concert de Radiohead, excellentissime groupe devant l'éternel, a eu lieu le mardi 10 juin 2008 à Bercy. Petit malin que j'étais, j'avais déjà commandé mes places 6 mois avant, le 14 décembre, pour être sûr d'assister à ce spectacle qui s'annonçait magique étant donné mon degré de "fanboy attitude"... Et ça a été le cas! Super concert, groupe en forme et certaines chansons que j'adore on été jouées, notamment la sublime "Fake Plastic Trees" ainsi que "How To Disappear Completely" et la classique "Karma Police". La setliste était la suivante:


01. 15 Step



02. Bodysnatchers



03. All I Need



04. Airbag



05. Nude



06. Pyramid Song



07. Weird Fishes/Arpeggi0



8. The Gloaming



09. Dollars And Cents



10. Faust Arp



11. Videotape



12. Optimistic



13. Just



14. Reckoner



15. Everything In Its Right Place



16. Fake Plastic Trees



17. Jigsaw Falling Into



18. House of Cards



19. There there



20. Bangers’n Mash



21. The National Anthem



22. How To Disappear Completely



23. Super Collider (chanson inédite)



24. You And Whose Army ?



25. Karma Police



26. Idioteque






(Merci au site www.Radiohead.fr pour la setlist ;)


Donc pour ceux qui connaissent un peu, le dernier album a été joué en entier (normal) mais il y a eu aussi quelques perles pour les fans qui ont fait bien plaisir aux oreilles. On a même eu droit à quelques morceaux moins "tout public" provenant de leurs anciennes galettes (Kid A/Amnesiac).

A ce que j'ai pu voir dans quelques reviews, certains ont critiqué le son, qui n'aurait pas été bon... Je dois avouer que d'un, je ne suis pas un pro de ce genre de choses, et qu'ensuite j'étais tellement à fond dans le concert que de toutes façons ça m'a pas perturbé ^^

Des vidéos des chansons jouées en live sont dispos à cette adresse:



La qualité n'est pas top mais il faut être indulgent, ça a été filmé au portable... Ca a au moins le mérite de restituer un peu l'ambiance qui planait durant ce concert.


Si vous voulez de belles tofs, c'est par là que ça se passe:

C'est là! (merci à leur auteur d'ailleurs, elles sont excellentes!)


Enfin, un petit article sympatoche trouvé en fouinant un peu sur le net, pour les néophytes:


Voilà, je vais m'arrêter là, enjoy les vidéos et a pluche!


jeudi 3 avril 2008

Je viens de voir...






Juno, et j’ai vraiment adoré ce film. Peut-être mon côté un peu fleur bleue, allez savoir, mais c’est exactement le genre de film qui montre que lorsqu’on a un bon scénario, une histoire originale et des acteurs qui n’ont pas l’air d’en être tellement ils sont « vrais », on a pas besoin de millions de dollars et de superstars bankable pour qu’un film fonctionne. Vraiment une bonne surprise, même si je n’avais entendu que du bien de ce petit film qui, je le répète, n’a rien à envier aux grands. Pourtant on serait tenté d’avoir peur de prime abord, avec l’histoire d’une jeune fille de 16 ans qui tombe enceinte par accident et qui doit donc prendre une décision, garder l’enfant ou se faire avorter ; le fait qu’elle garde l’enfant (merde, j’ai spoilé, vous avez tout…) pourrait faire sombrer ce film dans le « mélo lacrymal », pour reprendre une critique vue sur allociné, en nous resservant des situations mille fois vues auparavant, saupoudrées de bons sentiments mielleux à souhait.




Oui, mais nan ; Je m’explique : des bons sentiments, on ne va pas se le cacher, on en trouve dans Juno. Il ne faut pas oublier que c’est une comédie au départ et on n’a pas envie de se retrouver devant un truc complètement déprimant, qui filerait le bourdon aux trois quart des clampins venus se faire leur ciné du samedi soir. Tout la finesse du scénario réside, selon moi en tout cas, dans la manière de doser ces bons sentiments et de les rendre, finalement, légitimes, pas inappropriés et surtout humains (pas surjoués ni redondant, genre toutes les 3 minutes). Outre cet aspect, il y a aussi le fait que les acteurs servent à merveille le propos du film par leur jeu naturel et spontané, et par leur qualité de « non-superstars » comme je le disais plus haut (bien que la petite Ellen Page commence à bien faire son trou, et c’est amplement mérité : mâtez donc un peu Hard Candy pour voir..).




Car l’interprétation, c’est 80% de la réussite du film, le postulat de départ ne cassant pas des briques non plus. L’histoire, bien qu’originale, est basique mais c’est la manière dont elle est traitée, et surtout, donc, interprétée, qui fait la grosse différence de ce film comparés aux autres traitant du même sujet de départ. Bon, peut-être que je ne suis pas à 100% objectif non plus(notez, j’essaye d’être honnête), car il faut dire que le jeu et surtout le charme d’Ellen Page m’avait déjà scotché dans Hard Candy ; Mais outre sa performance impeccable, les autres acteurs sont tous très vrais, très naturels dans leurs rôles respectifs : je pense en particulier au petit ami de Juno, plus vrai que nature dans le rôle du timide épris de l’héroïne qui en espère un peu plus qu’elle ne semble le penser, et même de Jennifer Garner, qui d’ordinaire me file limite de l’eczéma mais qui parvient dans ce rôle à être dans le bon ton, même si elle ne demeure pas ma performance préférée du film.




Troisième bon point : le rythme du film et sa B.O. Perso, je ne me suis pas ennuyé une seconde alors que j’étais plutôt dans une optique, genre : « tiens, qu’est ce que je me mate ce soir … arf allez va pour Juno on verra bien ce que ça donne ». D’abord, parce que les situations semblent assez crédibles et pas tirées par les cheveux comme on peut le voir dans certains pop-corn movies à l’américaine ; les scènes se déroulent de manière logique et vraisemblables, l’émotion côtoie un humour sympa (les répliques assassines de Juno, par exemple) et le tout est porté par une musique vraiment cool, appropriée au ton global du film, léger sans être inconsistant (pas mal de folk, j’apprécie !).




Voilà ce que je pourrais dire de ce petit film indépendant, tourné en à peine plus d’un mois pour un budget dérisoire et ayant reçu déjà nombre de récompenses dont le prix du public au festival de Stockholm, récompense qui est à mon sens une consécration pour une œuvre qui lui avant tout autres destiné. J’espère que vous apprécierez ce film pour ce qu’il est, un film simple qu’il faut voir sans trop se prendre la tête, en appréciant ce qu’il nous apporte et en se délectant du talent de ses interprètes.

vendredi 28 mars 2008

Rêves d'ailleurs...


Je rêve en mon dortoir des lumières sereines

Une éclatante reine en un pompeux manoir,

Mais dans le profond noir s'envolent des phalènes,

Mille flocons de laine en un sombre miroir...

On ne peut pas s'asseoir au fond de ma géhenne...

Et si d'abord ma haine aiguisait son rasoir,

Maintenant, comme un loir pionçant à pleine haleine

Je dors- ma seule peine est que je ne puis voir.


Marcel Schwob, "Le cachot" in Ecrits de jeunesse.

J'ai lu ...


... le magasin des suicides, de Jean Teulé. Ce bouquin m'avait été recommandé par ma cousine, oui vous vous en foutez mais moi ça me permet de la remercier au passage parce que j'ai passé un bon moment à la lecture de celui-ci. De quoi ça parle? D'une famille pas comme les autres, dans un futur hypothétique (au passage, c'est con cette formule -"futur hypothétique"- ; comment pourrait-il en être autrement? Hum. Digression terminée) pas vraiment allèchant. Les protagonistes principaux, Lucrèce et Mishima, tiennent une boutique en compagnie de leurs deux enfants, Vincent (l'ainé) et Marilyn. Dans leur échoppe bien spéciale, ils vendent tout ce qu'il faut pour réussir son suicide dans les règles de l'art, voir même avec panache: cela va de la banale corde en chanvre avec noeud coulant pré-fait pour se pendre au kimono avec son seppuku (mini épée) pour se faire hara-kiri, en passant par pléthore de poisons et autres moyens exotiques. Et les affaires propèrent! D'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement? Car ce qu'on y vend, ce n'est rien de moins que de l'espoir, enfin, une certaine forme d'espoir; Maupassant disait:"le suicide (...)c'est l'espoir de ceux qui n'en ont plus". A partir de là, c'est déjà plus clair ^^

Ainsi, la famille fait son petit commerce dans une ambiance de déprime quand, en ayant voulu tester un de leurs produits (le préservatif percé, pour être sûr de se chopper les grosses mst qui tâchent), Lucrèce tombe enceinte et donne naissance à Alan, le petit dernier. Malgré tous les efforts de ses parents, celui-ci possède une irrépréssible joie de vivre qui confine à l'enfer pour ses géniteurs tant elle est à l'opposé de l'humeur familiale, morose et borderline. En effet, là ou ses parents ou frère et soeur se conduisent à l'opposé de toutes réactions normales face aux choses du quotidien, le petit Alan, quant à lui, prends toujours les choses du bon côté et fait tâche dans cette famille hors du commun. S'en suit plein de petites péripéties rigolotes qui font tout le charme de cette oeuvre sans autre prétention que celle de nous amuser, chose qu'elle réussit fort bien.


Pour savoir la suite, vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire...


J'ai bien aimé ce livre parce qu'il est écrit sur un ton léger malgré le cynisme qui s'en dégage à chaque page, c'est drôle, ça ne se prend pas au sérieux une minute et c'est une histoire originale; en bref, tout ce qu'il faut pour passer un bon moment le nez dans un bouquin. Ce n'est pas une oeuvre transcendante, certes, mais si vous avez envie d'une lecture reposante entre deux pavés, ce petit bouquin (157 pages et écrit assez gros) remplira parfaitement son office.


Merci Miss Karen pour le conseil du bouquin ;)

jeudi 21 février 2008










Ils sont revenus, ils sont tous là! Qui donc ? Les quatre protagonistes principaux de Trainspotting, le roman culte d’Irvine Welsh, paru en 1993 et transposé 3 ans plus tard au cinéma par un Danny Boyle encore inspiré. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce fameux roman/film, je serai tenté de dire qu’il y a vraiment des lacunes à combler, mais n’étant pas, au fond, un mauvais bougre, je vais résumer brièvement l’histoire pour ceux du fond qui, hein , ne suivent pas (ne niez pas je vous ai repérés). Donc nous voici avec 4 amis originaires d’Edimbourg, purs produits d’une Ecosse en perdition, rongée par le chômage, la violence et la drogue. Et effectivement, nos quatre comparses ne dérogent pas à la règle puisque tous sont sans emplois et se cament pour survivre dans un contexte social pas franchement joyeux. Leurs noms ? Mark Renton d’abord, le (anti)héros de l’histoire qui aimerait s’en sortir et choisir la vie mais qui ne peut malheureusement pas compter sur ses « amis » pour l’aider dans sa quête de rédemption ; vient ensuite Daniel Murphy aka Spud, un loser nigaud mais au grand cœur, puis Simon Williamson mieux connu sous le pseudonyme Sick Boy. Ce dernier est l’archétype du type détestable : arriviste, égoïste au possible, théoricien du commun ordinaire et cocaïnomane/héroïnomane à ses heures. Le meilleur pour la fin : Francis Begbie, un psychopathe dont l’irritabilité et la violence sont à l’image de son asociabilité (même ses potes le craignent pour ses réactions totalement imprévisibles et disproportionnées). Après vous avoir planté le décor et les personnages, je vous laisse découvrir la suite en lisant le bouquin (bien), en vous décidant à regarder le film (tout bonnement excellent, subjectivement parlant) ou en vous rendant sur cette page ou l’histoire est résumée un peu plus en détails avec, en sus, quelques anecdotes intéressantes (le but n’étant pas, pour ma part, de tout vous révéler sans quoi la découverte de cette œuvre n’a plus grand-chose d’excitant). En tout cas c’est vraiment un film à voir car au-delà de la peinture des jeunes écossais des eighties, c’est aussi une histoire dramatique ou la mort côtoie finalement un cruel besoin de vivre et ou le désespoir se mêle à des situations souvent très drôles.
Voilà pour Trainspotting. Il me semblait important de résumer un peu l’histoire originelle pour que les quelques lecteurs qui se perdent sur ce blog sachent où ils mettent les pieds.
Ainsi donc, 9 ans après le premier tome paraît la suite tant attendue d’une histoire qui aura marqué toute une génération : Porno. Il aura fallu attendre 6 longues années supplémentaires pour voir ce cher brûlot traduit dans la langue de Molière, bien qu’il faille concéder qu’une telle traduction n’est pas chose aisée tant Welsh use et abuse d’argot dans ses œuvres (ceux qui l’ont lu en vo soutiennent même que pour les non-initiés, c’est quasiment mission impossible). Passons…
Première chose que l’on remarque : c’est un petit pavé (600 pages quand même, lorsque le premier en faisait un peu moins de 400). Cependant, on est tellement pris dans l’histoire et le livre est à tel point à se pisser dessus par moment qu’on regrette de devoir le refermer au final. Porno, c’est l’histoire des quatre trublions cités plus hauts, plus ou moins dix ans plus tard. Alors qu’on se demande bien ce qu’il a pu advenir d’eux durant cette période, on apprend que Renton à réussi à faire son trou à Amsterdam en cogérant une boite de nuit, Begbie est en taule (tiens ? Etonnant…), Spud est resté égal à lui-même : un loser camé mais qui a tout de même réussi à assurer sa lignée (un fils) avec Ali, une ex de… Sick Boy. C’est sur lui que l’histoire va s’axer principalement ; Sa tante (enfin il me semble que c’est sa tante, mais bon de toute façon on s’en cogne le testicule gauche contre un bec bunzen) lui lègue son pub à Leith et c’est le point de départ du roman. C’est un roman à voix multiples, c'est-à-dire que plusieurs personnages ont la parole à tour de rôle pour donner chacun leurs versions de certains faits, à la façon de trainspotting. On retrouve donc les mêmes personnages avec cependant une nouvelles venue, une jeune fille pour le moins…libérée répondant au doux prénom de Nicky. Sick boy va l’entrainer dans la combine qui, il l’espère, le(s) rendra riche(s) et célèbre(s) : produire le porno du siècle avec en toile de fond, son pub miteux et quelques « acteurs » glanés au fil de ses rencontres dans ce dernier. Je n’en dit pas plus, il est préférable de vous laisser l’effet de surprise plutôt que de tout dévoiler sans compter que vous pourrez trouver déjà pas mal de reviews au sujet de ce livre.
Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est d’abord de retrouver les personnages 10 ans plus tard et de voir leur évolution. Et ce qu'il est amusant de constater, c’est que s’ils vieillissent, ils restent fondamentalement les mêmes (Sick Boy est toujours un enc***, Spud un loser, Begbie un psychopathe et Renton le plus malin de la petite bande). Ensuite le langage employé et certaines répliques sont vraiment excellentes, c’est ce qui apporte tout son cachet à ce bouquin… L’histoire est intéressante et finalement on se demande bien comment tout cela va finir pour chacun des personnages. Bref, j’ai trouvé ça rigolo et prenant, c’est donc pour moi un bon bouquin que je vous recommande chaudement surtout si vous connaissez déjà Trainspotting. Je ne me suis pas ennuyé, et c’est pas toujours le cas pour des bouquins de 600 pages…